J’ai beau être le témoin privilégié de séances absolument magnifiques, de recevoir des témoignages de clients époustouflants, il y a toujours une petite partie de moi après une séance qui se dit que c’est incroyable, que c’est trop gros. Il y a toujours ce petit doute qui subsiste. Mais c’est toujours de courte durée, car très souvent, je vais recevoir une belle validation dans la séance suivante qui fait que tout doute va s’envoler.

C’est exactement ce qui s’est produit avec cette séance dans la continuité de la thématique de cette semaine : alors que 2 jours plutôt je venais d’accompagner une cliente dans une expérience digne d’un film fantastique avec des petits lutins farceurs, j’allais à nouveau dans cette séance accompagner une personne d’une grande douceur et remplie de sagesse dans une vie en lien avec les petits êtres de la nature.

  • Que vois-tu autour de toi ?
  • C’est une maison en pierre. Elle est sur une petite colline avec une vue très très loin. Je pense que c’est la mer. Au début j’aurais préféré un lac, mais je pense que c’est la mer.
  • Quel temps fait-il ?
  • C’est la brume. C’est plutôt frais. Mais c’est parce que c’est le début du jour.
  • Est-ce qu’il y a des odeurs ou des parfums particuliers ?
  • C’est la nature, c’est l’odeur de la nature. Il n’y a pas d’odeurs parasites.
  • Et est-ce que tu entends quelque chose ou c’est plutôt calme ?
  • Juste le bruit de l’eau. Mais c’est calme. C’est agréable. C’est agréable de regarder la mer au loin.
  • Que vois-tu autour de toi ?
  • Je suis sur l’herbe. Elle n’est pas très haute, mais elle est souple. Elle est bien verte.
  • Que vois-tu d’autre autour de toi ?
  • Une colline. C’est le début de la journée.
  • Où est-ce que tu te trouves par rapport à la maison ?
  • La colline est juste derrière.
  • Parle-moi un peu plus de cette maison.
  • Elle est accueillante. Elle donne envie de rentrer. Elle donne un sentiment de paix. C’est une grande maison. Il y a du bois, beaucoup de bois et des pierres.
  • Est-ce que tu es loin ou proche de cette maison ?
  • Juste devant.
  • Comment sont tes pieds ?
  • … C’est… Ce ne sont pas des chaussures, mais ce n’est pas nu. C’est protégé. Il y a beaucoup de tissus. Je ne sens pas le sol, mais je sens de l’énergie qui vient du sol.
    J’ai cette cape. Comme les capes de berger.
  • Et si tu portes attention à tes bras, tes jambes, que portes-tu d’autre comme vêtements ?
  • Des vêtements en laine… Et le chapeau. J’ai un chapeau. Un grand chapeau, comme les chapeaux de berger.
  • Et tes cheveux ?
  • Même longueur que maintenant.
  • Est-ce que tu ressens être plutôt jeune ou âgé ?
  • Je suis jeune. Jeune, mais… plutôt la trentaine. Je suis bien. C’est la paix. J’ai une sensation de paix d’être à l’endroit où il faut, là où il faut au bond moment.
  • Est-ce que tu portes des bijoux ?
  • Non. J’ai une canne… avec une crosse. C’est agréable de la tenir. Elle est très grande, mais elle n’est pas lourde, parce qu’elle a une énergie. Elle me sert à rassembler, à conduire, à aider.
  • Qu’est-ce que tu fais dans cet endroit ?
  • Je contemple. J’admire, je me remplis de la beauté du site. Je recharge mon énergie.
  • Est-ce que c’est un lieu où tu viens souvent ?
  • C’est un lieu habituel.
  • Et que fais-tu après ?
  • Après, je retourne vers les autres… beaucoup de gens.
  • Où sont-ils ?
  • Ils sont en dessous.
  • En dessous ?
  • Plus bas dans le village.
  • Et que fais-tu quand tu arrives dans ce village ?
  • Ils m’attendent.
  • Pour quelle raison t’attendent-ils ?
  • Pour mon sac.
  • Tu as un sac sur toi ?
  • Oui, je l’ai rempli. Je l’ai rempli d’herbes, de plantes et aussi de pierres.
  • Et pour quoi tu as fait cela ?
  • Parce que je vais en faire des médicaments.
  • Et les pierres te servent à quoi ?
  • C’est leur vibration qui est intéressante… Je les combine avec les préparations.
  • Donc tu étais très loin du village ?
  • Oui, oui. Je marche beaucoup, mais je vois tout le temps le village… sauf si je change de vallée.

Lieu de vie

  • On est maintenant devant l’endroit où tu vis.
  • L’endroit où je vis est dans le village. Mais c’est par nécessité, par obligation.
  • Qu’est-ce qui t’oblige à vivre dans le village ?
  • Parce qu’il faut que je sois plus près. Les gens ne peuvent pas tous monter.
  • Pour que les gens puissent venir te voir ?
  • C’est moi qui vais les voir.
  • Donc tu es obligée de vivre dans le village, mais tu aimerais vivre ailleurs ?
  • Là-bas, dans la maison. C’est ma maison.
  • Et comment est cet endroit où tu vis quand tu es au village ?
  • … Ça manque de place. C’est un petit espace et il n’y a pas toute la verdure. Ce sont des maisons en pierre.
  • Est-ce que tu as une pièce séparée pour dormir ?
  • Je serais plutôt au-dessus de la pièce pour dormir.
  • Et donc tu fais toutes tes préparations dans cette pièce ?
  • Oui

Activé principale

  • Comment fais-tu ? Tu veux bien m’expliquer ?
  • … J’ai toujours besoin d’un chaudron. À un moment donné, il faut que… je puisse… comme pour un alambic, prendre les essences.
  • Et comment as-tu appris à faire tout cela ?
  • Je n’ai pas appris. On m’aurait plutôt fait voir… On m’a fait voir ce qui correspondait à quoi. Ce qu’il fallait. Et en quelque sorte, c’est comme si on guide mes mains. Je fais comme ça, je n’ai pas de recettes. Je suis l’intuition.
  • Et à quoi servent toutes ces potions ?
  • Ça soigne les gens… les douleurs, les maladies.
  • Ils doivent être reconnaissant que tu soies là pour les aider (me coupe)
  • Non. Pas toujours.
  • Pourquoi donc ?
  • Parce qu’ils ne comprennent pas que moi je puisse le faire et pas eux.
  • Est-ce qu’il y a d’autres personnes qui peuvent faire ce que tu fais dans le village où tu es ?
  • … Ce ne sont pas des personnes. Ce sont des gens qui sont dans la nature. D’ailleurs, ce sont eux qui me font voir… quand j’hésite, ils me font voir la plante.
  • Comment sont-ils ?
  • Il y en a qui sont tout légers. Ils ne touchent pas le sol.
  • Est-ce qu’ils sont aussi grands que toi ?
  • Oh non, ils sont petits, tout petits, très rapides.
  • Quelle forme ont-ils ?
  • Ça me fait penser à la fée Clochette. Mais celle-là, c’est les plantes, les fleurs, certains bourgeons d’arbres.
  • Est-ce que ces êtres que tu vois sont nombreux ?
  • … Il y en a beaucoup, mais ils ne sont pas tous en bloc. Quand ils me font voir, c’est un qui me fait voir. C’est une qui me fait voir.
  • Est-ce que c’est toujours la même ?
  • … C’est souvent la même, mais ça peut changer en fonction de ce qu’on veut me faire voir. C’est comme si ils se répartissaient le travail. Et puis il y a les autres. Ceux qui sont plus sur la terre avec les pierres.
  • À quoi ressemblent-ils ? … Est-ce qu’ils ressemblent aussi à la fée Clochette ?
  • Non ! Ils sont différents. Ils sont sur le sol. Ils sont plus grands. Mais au premier abord parfois les gens les voient et ils ont peur. Mais ils ont tort d’avoir peur. Ils sont plus rustiques… mais ils sont bienveillants quand même.
  • Quelle taille ont-ils ?
  • Ils sont plus petits que moi.
  • Et comment sont-ils vêtus ?
  • De végétaux, de vêtements végétaux. Je suis sûr que c’est du végétal. Ce n’est pas du tissu. C’est bizarre comme aspect, comme matière.
  • Donc toi tu peux bien les voir et de temps en temps les personnes du village peuvent les apercevoir aussi ?
  • Ceux-là, oui. Pas les autres, pas ceux des plantes. Mais ceux du village ne les aiment pas ceux-là.
  • Et pourquoi donc ?
  • Ils en ont peur… C’est vrai qu’ils leur font des farces.
  • Quels genres de farces ?
  • Ils font exprès de leur faire tomber des pierres. Mais c’est parce que…. Ils ne font pas ça à tout le monde, ils font ça à des gens qu’ils n’aiment pas.
  • Et pour quelle raison font-ils ça ?
  • Pour les embêter, parce qu’ils les trouvent méchants.
  • Et quel est ton rapport avec eux ?
  • On est amis. Au début, ils m’ont fait des blagues, mais après, non.
  • Quels genres de blagues ?
  • Ils me cachaient des choses… Mais après, non.
  • Et est-ce que tu connais leur nom par exemple ?
  • Non.
  • Et ton nom à toi ? Quel est ton nom ?
  • Je ne le connais pas.
  • Donc ce sont ces êtres qui t’aident à savoir comment utiliser les plantes. C’est gentil de leur part de t’aider comme ça.
  • C’est parce qu’ils ont vu que je voulais souvent aider les animaux autour de moi. J’ai des animaux et alors ils ont été d’accord pour me donner un coup de main et après ils m’ont fait voir.
  • Est-ce que tu les vois depuis longtemps ?
  • Non. J’étais adulte.
  • J’imagine que tu as dû être surpris la première fois que tu les as vus.
  • Ben non ! Même pas !
  • Si tu portes attention à tes mains, quelle est la couleur de ta peau ?
  • Mate
  • Et tu es un homme ou une femme ?
  • Je suis quand même une femme… Mais je suis capable de faire ce que les hommes font.
  • Qu’est ce que tu veux dire ?
  • … Je sais chasser… pêcher… capable de me construire ma maison.
  • Donc tu chasses, tu pêches
  • Mais seulement pour manger, et le strict minimum. Mais à côté de cela, je porte secours aux animaux de la forêt.
  • Comment fais-tu ça ?
  • En les soignant s’ils sont blessés, en les remettant sur leur chemin s’ils sont égarés.
  • Est-ce que tu peux communiquer avec eux ?
  • Non. Je ne sais pas leur parler.
  • Mais tu ressens quand ils ont besoin de ton aide ?
  • Ils viennent vers moi. C’est comme si on se parlait par l’esprit. Mais il n’y a pas de son, il n’y a pas de signe, pas de clignement des yeux. C’est de la vibration… de l’intention.

Repas

  • On va se déplacer au moment où tu es en train de prendre un repas.
  • Je mange souvent dehors dans la nature parce que j’aime bien être seule, assise, en train de manger. Je ramasse des fruits, je cultive, je récolte. Ce ne sont pas des quantités… pas des jardins immenses, mais je sais trouver dans la nature ce qui me permet de me nourrir… mais je vais accessoirement chasser, pas plus, pas souvent.
  • Qu’est-ce que tu préfères manger ?
  • Les poissons. Je les fais cuire au feu, mais je n’ai pas d’ustensiles.
  • Tu manges avec tes doigts ?
  • Oui. Je n’ai pas de vaisselle… Mais je ne mange pas cru.
  • Et est-ce qu’il t’arrive de manger avec les gens du village ?
  • Oui, mais je n’aime pas… parce qu’ils n’ont pas de respect pour ce qu’ils mangent.

Journée importante

  • C’est le tumulte.
  • Que veux-tu dire ?
  • Les gens du village sont rassemblés. Ils sont dans la rue.
  • Que se passe-t-il ?
  • Ils ne sont pas contents.
  • Pour quelle raison ?
  • … en fait, ils ont peur… En fait, ils ne sont pas contents après les p’tits bonshommes de la forêt.
  • Qu’ont-ils fait pour amener cette colère dans le village ?
  • Ils ont fait des blagues.
  • Quel genre de blagues ?
  • Ils ont fait échapper des animaux… Ils ont renversé des tas de bois.
  • Et pour quelle raison ont-ils fait cela ?
  • Parce que les humains n’étaient pas corrects. Ils n’étaient pas corrects avec la forêt; avec les animaux. Avec la forêt parce qu’ils coupent des arbres dont ils n’ont pas besoin, mais ils les coupent quand même.
  • Et ça affecte les petits êtres de la forêt ?
  • Ça affecte l’équilibre.
  • Dans quel sens ?
  • Parce que si on prend un arbre, il faut remettre un arbre. Il faut toujours garder l’équilibre et eux font n’importe quoi. Ils gaspillent. Quand ils prennent dans la forêt pour manger, ils laissent dans leurs assiettes et ils jettent tout le reste. Ils prennent plus qu’il ne faut prendre. Alors les petits êtres ne sont pas d’accord. Ils se manifestent. Ils leur font peur.
  • Où est ce village exactement ? Dans quel pays ?
  • C’est au nord. C’est un pays où il y a des sapins. C’est montagneux, mais il n’y a pas de neiges éternelles.
  • Est-ce qu’il peut quand même faire froid l’hiver ?
  • Il fait froid l’hiver. C’est pour ça que j’ai la grande cape. (Nous apprendrons ensuite avec le Subconscient que cette vie s’est déroulée en Irlande dans les années 1300).
  • Et là, en ce moment, tu es en quelle saison ?
  • C’est l’automne.
  • Donc les gens du village ne sont pas contents et que se passe-t-il ?
  • Ils me reprochent…. Ils me reprochent d’être amie… Et ils me reprochent de ne pas leur dire comment les dominer. Ils veulent que je leur dise comment les faire venir pour leur faire un piège. Mais je ne veux pas. Alors ils m’en veulent… Et ils disent que je suis une sorcière.
  • Et comment te sens-tu ?
  • Ils me bousculent (émotion et stress dans la voix)… Ils veulent des secrets, mais je ne leur dis pas. J’essaie de les dissuader, mais ils ne veulent rien savoir…. Alors ils me brulent. Pourtant je leur dis que je les ai aidés, que je les ai soignés (émotion)… ils me brulent quand même. Ils me demandent de choisir : eux ou les autres. Mais je ne les trahirais pas. Ils me trainent dans la rue, ils m’insultent, ils me crachent dessus.
  • Est-ce que tu as de la famille ?
  • Les amis n’osent pas intervenir, ils ont peur. Ils sont terrorisés. Ils sont terrorisés par les meneurs. Ceux qui justement ont fait le plus de mal à la forêt et aux animaux.
  • Mais tu as quand même des amis dans ce village ?
  • Oui, mais ils n’osent pas bouger.
  • Et que se passe-t-il après ?

L’entre-Vie

  • Après, c’est fait maintenant. Je sors du tumulte.
  • Où est-ce que tu es ?
  • Je ne sais pas où je suis, mais c’est léger. Ça n’est pas matériel.
  • Est-ce que tu vois toujours le village ou ton corps ?
  • Non. Non, je ne vois plus personne. Ni la maison ni la mer. Non, je ne vois plus rien.
  • Et comment te sens-tu ?
  • C’est léger. C’est vaporeux je dirais.
  • Et où est-ce que tu vas ensuite ?
  • … Je ne vois pas.
  • Est-ce que tu ressens des présences autour de toi ?
  • Non. Il n’y a pas de gens. Je ne vois rien. C’est comme si j’étais là pour me reposer, ne rien faire. C’est clair. C’est comme si c’était gazeux, comme si j’étais dans un gaz.
  • Est-ce que tu as l’impression d’être dans un espace ouvert ou fermé ?
  • C’est immense. Il n’y a pas de limites. Il n’y a pas de maisons. Ce n’est pas clos. C’est ouvert… C’est vaporeux. Je n’attends pas. Je n’ai pas froid, je n’ai pas chaud.
  • Je te laisse prendre un moment pour profiter de cet état agréable pour flotter, à être juste bien, pour récupérer de tout ce que tu as vécu.

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